Est-ce qu’il vous est déjà arrivé en fin de journée de ressentir des sentiments désagréables parce que vous aviez constaté que vous n’aviez pas été productif et que vous n’aviez pas réussi à atteindre votre objectif pour la journée ? En somme, malgré vous, vous n’avez pas réussi à aller à l’essentiel. Ce sont des mots de Charles de Gaulle qui m’inspirent aujourd’hui.

A l’ère de la productivité et de la réussite à outrance, se trouver un point faible comme celui-là est souvent difficile à encaisser.

En effet, on a vite fait de se sentir tel un cancre montré du doigt parce qu’il nous est impossible de nous concentrer ou de réaliser les tâches que nous avions prévu pour la journée.

Prenons un exemple… Si vous aimez partir en vacances le cœur léger et que vous n’avez pas eu le temps de trier vos papiers depuis des semaines, vous avez peut-être mis un point d’honneur à bloquer une journée pour vous débarrasser de cette tâche désagréable. Pourtant dès le troisième papier, vous avez du trouver une nouvelle activité pour votre enfant puis vous découvrez une facture que vous avez oublié de payer… C’est bientôt l’heure du repas et il faut préparer à manger pour sa petite famille mais vous êtes dérangé par du démarchage téléphonique… Vous constatez que la journée est vite passée et que votre objectif est loin d’être atteint.

Mais on peut très bien imaginer une situation similaire au bureau. Entre collègues, demandes de dernière minute et téléphone, votre productivité peut en prendre un sacré coup.

Il n’y a rien de pire que la culpabilité ou le sentiment d’échec pour renforcer « l’inefficacité » de vos actions. Savoir aller à l’essentiel, développer sa productivité, trier et ranger des papiers sont des compétences comme d’autres et elle peuvent s’apprendre malgré un environnement de plus en plus complexe, intrusif et sollicitant.

Ce que m’inspirent les mots de Charles de Gaulle est qu’il y a plus important que de savoir abattre un grand nombre de tâches. Les personnes mais aussi les entreprises gagnent à se centrer sur ce qui compte, à aller à l’essentiel, le plus important car l’urgent finit par toujours pointer son nez et plus on se centre sur les tâches urgentes, plus il y en a.

Pour aller à l’essentiel…

Peut-être que la matrice d’Eisenhower vous parle.

En résumé, plutôt que de traiter les tâches les unes après les autres, Eisenhower, propose de faire un premier tri : important / pas important et urgent / pas urgent. L’objectif est d’aller à l’essentiel en priorisant ses tâches pour être sûr de ne pas laisser de côté une priorité que ce soit par manque de temps ou par procrastination.

L’une des premières actions que vous pourrez déduire de ce tri est de laisser de côté tout ce qui n’est ni important ni urgent comme rester au téléphone avec un vendeur sympathique alors que vous n’avez pas besoin de ses produits.

Je me demande qui a influencé l’autre car ils sont nés à un mois d’écart.

La chose la plus difficile est de n’attribuer aucune importance aux choses qui n’ont aucune importance

 

Charles de Gaulle.

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